Histoire de " je ne sais plus"

 


Je ne sens plus rien , je ne sais pas ce que je veux , je ne sais plus quoi faire.

 

Je me souviens de cette personne qui n’arrivait pas à s’arrêter de travailler. Elle était épuisée. Professionnellement elle accumulait les succès, elle avait une vie familiale heureuse, elle gagnait beaucoup d’argent. Pourtant, elle ne cessait de pleurer et me disait qu’elle ne savait pas d’où venait cette peine et qu’elle savait qu’elle avait tout pour être heureuse. Grâce au travail thérapeutique, elle a découvert la sensation de vide qu’elle éprouvait en me parlant de ses succès. Elle s’est rappelée qu’elle a toujours eu cette sensation. Elle m’a raconté qu’elle venait d’une famille dont le père était très exigeant et pas affectueux et une mère dépressive, qui était toujours fatiguée et retirée dans sa mélancolie. Elle a compris au cours de sa thérapie comment elle avait essayé de satisfaire son besoin d’attention et d’amour en étant parfaite pour ses parents. Elle pensait qu’en étant à la fois une excellente élève, en étant rapidement autonome (pour ne pas déranger sa mère dans son chagrin), elle susciterait leur fierté et leur reconnaissante et recevrait l’amour et l’attention dont elle avait besoin pour grandir.

Ses parents n’ont jamais satisfait ce besoin, mais elle a gardé cette croyance que si elle était parfaite pour l’autre alors elle recevrait l’amour qu’elle voulait. C’est ainsi qu’elle a reçu des titres, de l’argent, des succès sans jamais recevoir l’attention de ses parents. C’est pourquoi elle pleurait encore et toujours.

Après avoir identifié son besoin d'amour non satisfait par ses parents , nous avons pu travailler sur ses besoins actuels, puisque que son père et sa mère  étaient mort tous les deux. Elle a pu sentir quelles étaient ses limites physiques, revoir ses priorités, et choisir d’axer sa vie d’avantage sur son couple et ses enfants de qui elle recevait de l’amour sans s’en rendre compte. Se sentir aimée a remplacé la sensation de vide. L’angoisse a disparu.  Elle a pu sentir et connaître quelle était sa zone de vulnérabilité. Elle a compris qu’elle devait être vigilante dans les moments ordinaires de doute ou de tristesse à ne pas basculer dans cette course à la perfection qui augmentait son angoisse au lieu de l’apaiser. Au contraire il lui fallait désormais oser demander ce dont elle avait besoin : les gestes de tendresse et l’écoute de ceux qui étaient capables de le lui donner.


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